Inflammation dans les MCV

Examiner les arguments contre l'inflammation

Résultats

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L'inflammation CV augmente-t-elle le risque de mortalité?

Les données probantes s'accumulent : l'inflammation est non seulement associée à un risque CV plus élevé et à une aggravation des résultats CV, mais on soupçonne aussi qu'elle joue un rôle important dans les décès d'origine CV1,2.

Relier les indices

Un degré élevé d'inflammation dans les MCV est associé à une augmentation du risque de décès d'origine CV chez les patients atteints de MCVA ayant subi un IM :

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Risque de décès d'origine CV 2,5 fois plus élevé
chez les patients atteints ou à risque élevé de MCVA qui présentent une inflammation que chez ceux qui n'en présentent pas1*
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Augmentation de 44 % du risque de décès d'origine CV
chez les patients ayant subi un IM et présentant une inflammation2†
Notes de bas de page+
* Une analyse collaborative de 31 245 patients traités par des statines qui étaient atteints ou à risque élevé de maladie athéroscléreuse qui ont participé aux essais PROMINENT (n = 9 988), REDUCE-IT (n = 8 179) et STRENGTH (n = 13 078) a démontré que le risque résiduel lié à l'inflammation était significativement associé à la mortalité d'origine CV (quartile le plus élevé de hsCRP [> 4,2 à > 4,8 mg/L] par rapport au quartile le plus bas [< 1,1 à < 1,2 mg/L], RRI ajusté de 2,68 [IC à 95 % : 2,22 à 3,23]; p < 0,0001)1.

† Ajusté en fonction de l'âge, du sexe, du temps écoulé depuis la survenue de l'IM, de l'hémoglobine, du DFGe, des interventions pratiquées, des comorbidités et des traitements en cours. Le risque de décès d'origine CV était 1,44 fois plus élevé chez les patients ayant un taux de hsCRP ≥ 2 mg/L par rapport à ceux ayant un taux < 2 mg/L (IC à 95 % : 1,29 à 1,60)2.

L'inflammation laisse son empreinte dans de nombreux événements cardiovasculaires graves

Chez les patients atteints de MCVA

L'inflammation peut augmenter le risque d'ÉCIM, d'hospitalisation en raison d'insuffisance cardiaque et de mortalité toutes causes confondues :

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upde 30 % du risque d'ÉCIM
chez les patients qui présentent de l'inflammation (hsCRP ≥ 2 mg/L) par rapport à ceux qui n'en présentent pas4*
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upde 24 % du risque d'hospitalisation en raison d'insuffisance cardiaque
chez les patients qui présentent de l'inflammation (hsCRP ≥ 2 mg/L) par rapport à ceux qui n'en présentent pas4†
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upde 35 % du risque de mortalité toutes causes confondues
chez les patients qui présentent de l'inflammation (hsCRP ≥ 2 mg/L) par rapport à ceux qui n'en présentent pas4‡

Chez les patients ayant subi un IM

L'inflammation peut augmenter le risque d'ÉCIM et de mortalité toutes causes confondues :

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upde 28 % du risque d'ÉCIM
chez les patients qui présentent de l'inflammation (hsCRP ≥ 2 mg/L) par rapport à ceux qui n'en présentent pas
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upde 42 % du risque de mortalité toutes causes confondues
chez les patients qui présentent de l'inflammation (hsCRP ≥ 2 mg/L) par rapport à ceux qui n'en présentent pas
Notes de bas de page+
* Le taux relatif ajusté d'événements chez les participants ayant un taux de hsCRP ≥ 2 mg/L (par rapport à ceux ayant un taux < 2 mg/L) était plus élevé de 30 % pour les ÉCIM (RRI ajusté de 1,30; IC à 95 % : 1,27 à 1,33). Ajusté en fonction de l'âge, du sexe, du temps écoulé depuis la survenue de la MCVA, du DFGe, de l'albuminurie, des comorbidités, des interventions pratiquées et des traitements en cours4.

† Le taux relatif ajusté d'événements chez les participants ayant un taux de hsCRP ≥ 2 mg/L (par rapport à ceux ayant un taux < 2 mg/L) était plus élevé de 24 % pour l'insuffisance cardiaque (RRI de 1,24; IC à 95 % : 1,20 à 1,30). Ajusté en fonction de l'âge, du sexe, du temps écoulé depuis la survenue de la MCVA, du DFGe, de l'albuminurie, des comorbidités, des interventions pratiquées et des traitements en cours4.

‡ Le taux relatif ajusté d'événements chez les participants ayant un taux de hsCRP ≥ 2 mg/L (par rapport à ceux ayant un taux < 2 mg/L) était plus élevé de 35 % pour la mortalité toutes causes confondues (RRI de 1,35; IC à 95 % : 1,31 à 1,39). Ajusté en fonction de l'âge, du sexe, du temps écoulé depuis la survenue de la MCVA, du DFGe, de l'albuminurie, des comorbidités, des interventions pratiquées et des traitements en cours4.

¶ Ajusté en fonction de l'âge, du sexe, du temps écoulé depuis la survenue de l'IM, de l'hémoglobine, du DFGe, des comorbidités, des interventions pratiquées et des traitements en cours. Le risque d'ÉCIM était 1,28 fois plus élevé chez les patients ayant un taux de hsCRP ≥ 2 mg/L par rapport à ceux ayant un taux < 2 mg/L (IC à 95 % : 1,18 à 1,38)2.

§ Ajusté en fonction de l'âge, du sexe, du temps écoulé depuis la survenue de l'IM, de l'hémoglobine, du DFGe, des comorbidités, des interventions pratiquées et des traitements en cours. Le risque d'ÉCIM était 1,42 fois plus élevé chez les patients ayant un taux de hsCRP ≥ 2 mg/L par rapport à ceux ayant un taux < 2 mg/L (IC à 95 % : 1,31 à 1,53)2.

Les données probantes du monde réel sont claires

Une étude en contexte réelle menée en Suède chez 17 464 patients ayant subi un IM a révélé plus de données probantes confirmant les effets négatifs de l'inflammation. En plus de mettre en évidence l'importance pronostique des taux de hsCRP, l'étude a démontré que la plupart des patients ayant subi un IM présentaient des taux élevés de hsCRP2.

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hsCRP Level and the Risk of Death or Recurrent Cardiovascular Events in Patients With Myocardial Infarction: a Healthcare‐Based Study

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l'article
Les données probantes s'accumulent et sont claires : l'inflammation est mortelle1,2,4.

Prévalence

Prevalence

L'inflammation CV se cache-t-elle sous notre nez?

Malgré un traitement optimal, la menace d'un événement CV plane toujours chez de nombreux patients. Il est temps de découvrir le catalyseur silencieux du risque CV résiduel3,4.

Suspect en cavale : les dangers du risque d'inflammation en contexte de MCV

Malgré une maîtrise optimale des facteurs de risque classiques, de nombreux patients atteints de MCV restent exposés au risque d'événements CV potentiellement mortels3,4.

Plus on approfondit la question, plus la tendance est claire. Par exemple, malgré le recours systématique à un traitement par un hypolipidémiant, un antihypertenseur et un antithrombotique, les patients atteints de MCVA restent exposés à un risque important d'événements CV récurrents, 30 % d'entre eux subissant un ÉCIM sur une période de dix ans4.

Le risque inflammatoire correspond au risque associé à l'inflammation CV présente même après une bonne maîtrise des facteurs de risque classiques. L'inflammation CV joue un rôle central dans la physiopathologie de l'athérosclérose et est un facteur de risque indépendant de futurs événements CV3.

Données groupées des essais PROVE-IT, IMPROVE-IT et SPIRE-1/2, incluant des patients présentant une MCV ou un risque élevé de MCV

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Environ 1 patient atteint de MCV sur 2 présente un risque inflammatoire*

Malgré une prise en charge intensive des lipides par des statines et des inhibiteurs de la PCSK9, 46 % des patients présentent un risque résiduel lié à l'inflammation. Le taux de hsCRP peut vous aider à distinguer les patients atteints de MCV présentant un risque résiduel lié aux facteurs de risque classiques de ceux présentant un risque résiduel lié à l'inflammation3.

Note de bas de page+
* Selon les calculs du Dr P. M. Ridker dans le cadre des essais PROVE-IT (n = 4 162), IMPROVE-IT (n = 18 144), et SPIRE-1 et SPIRE-2 (n = 9 738; les données ont été regroupées pour l'analyse en raison de la similitude des plans des essais); les patients atteints de MCV ont reçu une statine d'intensité élevée, une statine d'intensité élevée plus l'ézétimibe ou une statine d'intensité élevée plus un inhibiteur de la PCSK9, respectivement. Parmi ces patients, 33 % présentaient seulement un risque inflammatoire (taux de hsCRP ≥ 2 mg/L), alors que 13 % présentaient un risque lié à l'inflammation et au cholestérol (taux de cholestérol LDL ≥ 1,81 mmol/L [70 mg/dL])3.

L'inflammation est l'un des principaux catalyseurs de l'apparition, de la progression et de la manifestation d'une MCV5,6

Dans une MCVA, l'inflammation est à l'origine de chaque étape de l'athérogénèse, du développement précoce du dysfonctionnement des cellules endothéliales à la formation de la plaque et à la progression vers la rupture5.

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DYSFONCTIONNEMENT
DES CELLULES
ENDOTHÉLIALES
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FORMATION DE
LA PLAQUE
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RUPTURE DE
LA PLAQUE

Comprendre le risque

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L'inflammation CV est-elle aussi dangereuse que les autres suspects?

Dans la MCV, deux coupables sont souvent pointés du doigt : l'hypertension artérielle et le cholestérol. Mais un nouveau suspect fait son apparition : l'inflammation. Bien qu'elle passe inaperçue et soit sous-estimée, l'inflammation pourrait être un prédicteur de maladie cardiaque tout aussi important7*.

Elle agit seule : l'inflammation est un facteur de risque indépendant des MCV1†

Selon une analyse combinée de trois essais multinationaux d'envergure menés chez 31 245 patients atteints ou à risque élevé de MCVA et traités par des statines, le risque d'ÉCIM, de décès d'origine CV et de mortalité toutes causes confondues était significativement plus élevé chez les patients qui présentent de l'inflammation que chez ceux qui n'en présentent pas, quelle que soit le taux de cholestérol LDL1†.

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D'autres données probantes à l'appui de l'action indépendante

La présence d'inflammation (taux de hsCRP ≥ 2 mg/L) a prédit des événements CV indépendamment du taux de cholestérol LDL chez les patients atteints de MCVA et d'IRC, traités par des statines dans le cadre d'une sous-étude de l'essai CANTOS8‡§.

Voir le résumé
(en anglais seulement)

Ces résultats montrent que l'inflammation agit de façon indépendante pour augmenter le risque CV et mérite la même attention clinique que les facteurs de risque classiques1,3,9.

Le verdict est rendu

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En ce qui concerne la santé cardiaque future, la présence d'inflammation est un signal d'alarme. Une méta-analyse réalisée par l'Emerging Risk Factor Collaboration a révélé que l'inflammation est un prédicteur aussi solide de maladie cardiaque que les facteurs de risque classiques chez les patients atteints de MCV7*.
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Les résultats de la sous-étude CANTOS suggèrent également que, chez les patients atteints de MCVA et d'IRC traités par des statines, l'inflammation est une menace aussi importante que le cholestérol lorsqu'il s'agit du risque d'événements CV récurrents.
Le verdict? L'inflammation est un prédicteur de maladie cardiaque aussi important que les suspects habituels comme le cholestérol1,3,9*.
Notes de bas de page+
* Ajusté en fonction de l'âge, du sexe, du statut tabagique, des antécédents de diabète, de l'IMC, des triglycérides logarithmiques et de la consommation d'alcool (fondé sur 91 990 participants de 31 études comportant 5 373 cas de coronaropathie). Le RR ajusté de coronaropathies selon des taux plus élevés d'un écart-type de chaque facteur de risque était de 1,37 (IC à 95 % : 1,27 à 1,48) pour des taux de CRP de 1,28 (1,16 à 1,40) avec un taux de cholestérol non HDL et de 1,35 (1,25 à 1,45) pour la tension artérielle systolique7.

† Analyse de 31 245 patients traités par des statines dans le cadre des essais PROMINENT (n = 9 988), REDUCE-IT (n = 8 179) et STRENGTH (n = 13 078), qui ont recruté des patients atteints ou à risque élevé de MCVA ayant un taux modérément élevé de triglycérides (2,26 à 5,65 mmol/L [200 à 500 mg/dL]). Le risque d'ÉCIM, de décès d'origine CV et de mortalité toutes causes confondues était significativement plus élevé chez les patients ayant un taux de hsCRP ≥ 2 mg/L que chez ceux ayant un taux < 2 mg/L, indépendamment de la strate du taux de cholestérol LDL (toutes les valeurs p ≤ 0.0001)1.

‡ Sous-étude CANTOS visant à évaluer les contributions du risque résiduel lié au cholestérol (évalué à l'aide des taux de cholestérol LDL et de cholestérol non HDL) et du risque résiduel lié à l'inflammation (évalué à l'aide des taux de hsCRP et de l'IL-6) comme facteurs déterminants des ÉCIM et de la mortalité totale chez 9 151 patients dont l'état était stable après un IM et traités par une statine qui ont fait l'objet d'un suivi pour une période allant jusqu'à 5 ans (durée médiane de 3,7 ans). Les résultats ont été stratifiés en fonction du DFGe au départ supérieur ou inférieur à 60 mL/min/1,73 m2 (tous les participants présentaient un DFGe > 30 mL/min/1,73 m2)8.

§ Chez les patients ayant un DFGe < 60 mL/min/1,73 m2, les quartiles croissants de hsCRP ont prédit de façon significative un ÉCIM récurrent (RRI comparant le quartile supérieur au quartile inférieur pour le taux de hsCRP : 1,50 [p = 0,021]), alors que les quartiles croissants de cholestérol LDL ne l'ont pas prédit (RRI comparant le quartile supérieur au quartile inférieur pour le cholestérol LDL : 1,04 [p = 0,80])8.

¶ Chez les 9 151 patients dont l'état était stable après un IM et qui recevaient une statine dans le cadre de l'essai CANTOS (suivi médian de 3,7 ans), le risque résiduel lié à l'inflammation et au cholestérol a été évalué à l'aide des taux de hsCRP et d'IL-6, et des taux de cholestérol LDL et de cholestérol non HDL, respectivement. Chez les patients présentant un DFGe < 60 mL/min/1,73 m2, les quartiles croissants de hsCRP ont prédit de façon significative un ÉCIM récurrent (RRI comparant le quartile supérieur au quartile inférieur pour la hsCRP : 1,50 [p = 0,021]), alors que les quartiles croissants de cholestérol LDL ne l'ont pas prédit (RRI comparant le quartile supérieur au quartile inférieur pour le cholestérol LDL : 1,04 [p = 0,80])8.

Dépistage

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Peut-on prendre l'inflammation en flagrant délit?

Découvrez comment la hsCRP peut révéler le danger du risque inflammatoire dans les MCV*

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L'inflammation laisse des traces. On peut détecter le risque inflammatoire à l'aide du biomarqueur pronostique, soit la hsCRP (≥ 2 mg/L)1,3.

Note de bas de page+
* Bien que le dosage de hsCRP soit un outil précieux pour détecter le taux de CRP et évaluer le risque CV, ce n'est pas la seule méthode permettant de mesurer la CRP dans le sang. D'autres techniques peuvent être appropriées, selon le contexte clinique3,10.

Relier les indices : le lien entre la hsCRP et le risque CV

Des études prospectives observationnelles ont démontré que le taux de hsCRP au départ est associé au risque d'événements CV, à la fois chez les personnes en bonne santé et les patients atteints d'une MCV stable ayant subi un IM aigu7,11,12.

Par exemple, une étude menée en contexte réel chez 84 399 adultes atteints de MCVA a révélé qu'un taux de hsCRP de ≥ 2 mg/L indique une forte augmentation du risque4 :

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upde 30 % du risque d'ÉCIM
chez les patients qui présentent de l'inflammation (hsCRP ≥ 2 mg/L) par rapport à ceux qui n'en présentent pas4*
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upde 24 % du risque d'hospitalisation en raison d'une insuffisance cardiaque
chez les patients qui présentent de l'inflammation (hsCRP ≥ 2 mg/L) par rapport à ceux qui n'en présentent pas4†
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upde 35 % du risque de mortalité toutes causes confondues
chez les patients qui présentent de l'inflammation (hsCRP ≥ 2 mg/L) par rapport à ceux qui n'en présentent pas4‡

De plus, un taux de hsCRP de 2 mg/L est lié à un risque 1,5 fois plus élevé de décès d'origine vasculaire qu'un taux ≤ 1 mg/L7. De plus, les lignes directrices canadiennes et internationales commencent à reconnaître et à utiliser la hsCRP comme indicateur, amplificateur ou modificateur du risque et pour la stratification du risque dans les MCV13-15.

Notes de bas de page+
* Le taux relatif ajusté d'événements chez les participants ayant un taux de hsCRP ≥ 2 mg/L (par rapport à ceux ayant un taux < 2 mg/L) était plus élevé de 30 % pour les ÉCIM (RRI ajusté de 1,30; IC à 95 % : 1,27 à 1,33). Ajusté en fonction de l'âge, du sexe, du temps écoulé depuis la survenue de la MCVA, du DFGe, de l'albuminurie, des comorbidités, des interventions pratiquées et des traitements en cours4.

† Le taux relatif ajusté d'événements chez les participants ayant un taux de hsCRP ≥ 2 mg/L (par rapport à ceux ayant un taux < 2 mg/L) était plus élevé de 24 % pour l'insuffisance cardiaque (RRI de 1,24; IC à 95 % : 1,20 à 1,30). Ajusté en fonction de l'âge, du sexe, du temps écoulé depuis la survenue de la MCVA, du DFGe, de l'albuminurie, des comorbidités, des interventions pratiquées et des traitements en cours4.

‡ Le taux relatif ajusté d'événements chez les participants ayant un taux de ≥ 2 mg/L (par rapport à ceux ayant un taux < 2 mg/L) était plus élevé de 35 % pour la mortalité toutes causes confondues (RRI de 1,35; IC à 95 % : 1,31 à 1,39). Ajusté en fonction de l'âge, du sexe, du temps écoulé depuis la survenue de la MCVA, du DFGe, de l'albuminurie, des comorbidités, des interventions pratiquées et des traitements en cours4.
ÉNONCÉ SCIENTIFIQUE ÉMIS PAR L'ACC

Inflammation et maladie cardiovasculaire : énoncé scientifique émis en 2025 par l'American College of Cardiology (ACC)16

Afin d'informer les cliniciens au sujet des données probantes récentes et en évolution et des questions sur lesquelles les données probantes sont limitées, cet énoncé scientifique de 2025 s'est conclu par un appel à l'action sur l'inflammation et la MCV :

« Les données probantes établissant un lien entre une faible inflammation chronique et l'apparition et l'évolution de la MCVA sont robustes et plusieurs essais cliniques majeurs contrôlés et menés avec répartition aléatoire ont démontré que cibler l'inflammation permet de réduire le risque cardiovasculaire, indépendamment de la réduction des taux de lipides. Il s'agit d'une nouvelle ère : les données sur le lien entre l'inflammation et la MCVA ne sont plus exploratoires; elles sont convaincantes et peuvent faire l'objet d'actions dans la pratique clinique. Toutefois, les cliniciens ne peuvent traiter sans mesurer. Il est donc temps pour les lignes directrices de pratique clinique d'intégrer un dépistage large du taux de hsCRP, dans un esprit de prévention primaire et secondaire, de concert avec l'analyse du cholestérol LDL, et d'adopter les interventions anti-inflammatoires chez les patients atteints d'une MCVA établie qui présentent des signes de risque inflammatoire résiduel, indépendamment des taux de cholestérol LDL. » (traduction libre)
American College of Cardiology

Recommandations consensuelles sélectionnées

Évaluation et biomarqueurs de mesure du risque

  • Puisque les cliniciens ne peuvent traiter ce qui n'est pas mesuré, un dépistage universel du taux de hsCRP chez les patients qui doivent faire l'objet d'une prévention primaire comme d'une prévention secondaire, de concert avec une analyse du cholestérol, est une occasion clinique majeure; ce dépistage est donc recommandé.

Prévention secondaire : dépistage du taux de hsCRP

  • Chez les personnes qui présentent une maladie cardiovasculaire connue, qu'elle soit traitée par des statines ou non, le taux de hsCRP est un prédicteur d'événements vasculaires récurrents au moins aussi puissant que les valeurs de cholestérol LDL, ce qui démontre l'importance du « risque inflammatoire résiduel » dans la pratique clinique actuelle.
  • Chez les personnes sous statines, il convient d'envisager une augmentation de la dose pour un traitement plus intensif si le taux de hsCRP demeure supérieur à > 2 mg/L, indépendamment des valeurs de cholestérol LDL.
« Il est temps de passer à l'action. »
— Énoncé scientifique émis par l'ACC

Pour connaître toutes les recommandations, y compris celle qui porte sur le dépistage des taux de hsCRP en prévention primaire, veuillez consulter l'article intégral.

Voir l'article
(en anglais seulement)

Les données probantes sont claires : un taux de hsCRP ≥ 2 mg/L est associé à un risque CV plus élevé4,7. Repérez le danger au plus tôt.

hsCRP ≥ 2 mg/L = decorative icon

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Pour prendre en charge efficacement le risque CV, vous devez avoir le tableau complet. Puisque le risque inflammatoire dans les MCV est souvent caché, un dosage de hsCRP peut le mettre en évidence dans un contexte clinique3.
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Il est essentiel de déceler le risque inflammatoire en mesurant le taux de hsCRP afin de repérer les patients atteints de MCV exposés à un risque CV élevé en raison de l'inflammation, ce qui permet une prise en charge optimale du risque CV3.
Le taux de CRP est un système d'alerte précoce. Utilisez le biomarqueur pronostique, soit la hsCRP, pour repérer les patients atteints de MCV qui peuvent avoir besoin d'une intensification des soins3.

Ressources utiles pour les professionnels de la santé

Lignes directrices et ressources de la SCC sur la dyslipidémie (en anglais seulement)
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Inflammation and Cardiovascular Disease: 2025 ACC Scientific Statement: A Report of the American College of Cardiology
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Guideline on the Management of Blood Cholesterol: A Report of the American College of Cardiology/American Heart Association Task Force on Clinical Practice Guidelines
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2024 ESC Guidelines for the management of chronic coronary syndromes
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Références

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